Les structures océaniques (cyclones, anticyclones...) influencent le rôle des micro-organismes dans la séquestration du CO2 dans l’océan profond
Grâce à une approche inédite, une équipe internationale, menée notamment par des scientifiques de la Division Technique de l'INSU (CNRS), de l'Institut de la Mer de Villefranche - IMEV (CNRS/Sorbonne Université) et du Laboratoire d’Océanographie de Villefranche - LOV (CNRS/Sorbonne Université), a pu quantifier le rôle distinct des micro-organismes libres ou attachés aux particules qui chutent le long de la colonne d’eau, dans le cycle du carbone de la zone mésopélagique. Publiée dans Nature Geoscience, cette étude propose une nouvelle perspective pour comprendre comment les microbes influencent le cycle du carbone océanique.
En révélant l’impact des structures physiques (tourbillons cycloniques, anticycloniques, fronts océaniques, visibles en surface par des images satellitales) sur les flux des micro-organismes, cette étude permet de mieux estimer le bilan du carbone océanique et d’affiner les modèles climatiques en intégrant ces processus physiques et microbiens jusqu’ici sous-estimés.
Ces découvertes permettent de réévaluer les flux de carbone dans l’océan profond et d’améliorer les modèles climatiques en prenant mieux en compte la zone mésopélagique et les structures physiques à méso-échelle. Cette étude représente une avancée majeure pour réduire les incertitudes sur le devenir du carbone dans l’océan et son impact sur le climat.