À la rencontre de 3 femmes qui font la science dans le PEPR Quantique

Physique

Dans le cadre de la Journée internationale des femmes et des filles de science 2026, le PEPR Quantique met en avant 3 profils de femmes qui font la science au sein du programme : Valentina Parigi, enseignante-chercheuse au laboratoire Kastler Brossel, Sandra Bosio, ingénieure d'études à l'Institut de Physique de Nice et Clémence Chevignard, doctorante à l'IRISA. Découvrez leurs parcours, leurs travaux et leurs missions dans le PEPR, et au-delà.

Des métiers, rôles et missions variés

 

  • Sandra Bosio est ingénieure d’étude CNRS et responsable du service mécanique à l'Institut de Physique de Nice - INPHYNI (CNRS/UniCA), jouant un rôle de support technique à la recherche. Sa mission consiste à faire le lien entre l’intention scientifique et sa concrétisation mécanique. Elle et son équipe travaillent donc en lien étroit avec les chercheurs afin de traduire un besoin de recherche parfois très théorique en solutions techniques, prototypes et dispositifs expérimentaux fiables et innovants. Elle collabore notamment avec l’équipe Photonique et Information Quantique (PIQ), qui travaille sur des thématiques comme la cryptographie quantique ou la métrologie. Dans ce cadre, elle a participé à la conception et à la réalisation de plusieurs pièces et prototypes, comme par exemple un cryostat à mémoire quantique, destiné au stockage de l’information quantique.
  • Clémence Chevignard est doctorante à l’Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (IRISA), sous la direction de Pierre-Alain Fouque, coordinateur du projet PQ-TLS du PEPR Quantique, Alexandre Wallet et Rémi Géraud-Stewart. Elle s’intéresse à la cryptanalyse de cryptosystèmes post-quantiques. Dans le cadre de son doctorat, elle travaille sur l’optimisation mémoire d’algorithmes quantiques. En d’autres termes, elle regarde de près le fonctionnement d’algorithmes quantiques déjà existants, et modifie certaines étapes et certains paramètres de ces algorithmes, dans le but de les optimiser. Elle a par exemple effectué, avec ses collègues1, ce type de modification sur l’algorithme de Shor, considéré comme « pierre fondatrice de l’algorithme quantique pour la cryptanalyse. » Elle fait aussi de la cryptanalyse classique, où on ne se sert que d’ordinateurs classiques pour tenter de casser des cryptosystèmes existants.

  • Valentina Parigi est professeure à Sorbonne Université et travaille au Laboratoire Kastler Brossel (LKB). Elle fait partie du projet OQuLus du PEPR, qui vise à la création de deux différents prototypes d’ordinateurs quantiques photoniques, en variable discrète et en variable continue. C’est sur cette deuxième partie que se concentre le pan appliqué de ses recherches. Au LKB, elle dirige une sous-équipe dans l’équipe optique quantique, qui mène une expérience visant à produire des états quantiques à variable continue, en utilisant des lasers femtosecondes, des cristaux non linéaires et des guides d’ondes. Ces systèmes quantiques permettent de faire de l’encodage de l’information quantique en passant par l’amplitude de la phase de champ. La seconde partie de ses travaux porte davantage sur des questions de physique fondamentale : quelles sont les technologies qu’on va utiliser dans le futur ? Que veut dire l’intrication dans des systèmes très larges ? Quelle est la différence entre l’optique et d’autres systèmes ?

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Contact

Sandra Bosio
Ingénieure d'études à l'Institut de Physique de Nice - INPHYNI (CNRS/Université Côte d’Azur)