Un catalyseur hybride ADN-métal activé par la lumière visible
Une étude publiée dans la revue Nature Communications, impliquant l’équipe eDIAM de l'Institut de Chimie de Nice - ICN (CNRS/UniCA), montre qu'en associant de l’ADN à un catalyseur métallique sensible à la lumière, des scientifiques ont pu concevoir une enzyme artificielle capable de contrôler avec précision des réactions chimiques sous lumière visible. Les métalloenzymes à base de protéines ne parviennent pas encore à atteindre cette performance. Ces travaux pourraient transformer la conception des catalyseurs chiraux en chimie et biotechnologie.
Depuis sa découverte comme support de l’information génétique, l’ADN a longtemps été considéré comme une molécule passive uniquement dédiée au stockage des instructions du vivant. Cette vision a évolué au cours des dernières décennies lorsque les scientifiques ont montré que l’ADN pouvait adopter des structures complexes et, dans certains cas, catalyser des réactions chimiques, à l’image des enzymes naturelles constituées de protéines. Plus récemment, des systèmes appelés photoDNAzymes ont révélé que l’ADN pouvait même utiliser la lumière pour déclencher des transformations chimiques, un mode de fonctionnement rarement exploité dans les systèmes catalytiques naturels.