Ensemble elles rétablissent le chaos !
Des chercheurs, dont Mathias Albert, enseignant chercheur à l'Institut de Physique de Nice - INPHYNI (CNRS/UniCA), viennent de mettre en évidence une nouvelle forme de transition entre un état « isolant » et un état « conducteur » dans un gaz quantique soumis à des impulsions périodiques, un résultat qui apporte un éclairage nouveau sur les effets des interactions dans la dynamique des systèmes quantiques.
Depuis la découverte du phénomène de localisation d’Anderson dans les années 1950, les physiciennes et physiciens s’efforcent de comprendre comment les interférences quantiques peuvent bloquer la propagation des particules dans un milieu désordonné. Si ce mécanisme est bien compris pour des particules indépendantes, son devenir en présence d’interactions reste l’un des grands mystères de la physique quantique. Ce problème, au cœur de nombreuses recherches théoriques et expérimentales, mobilise aujourd’hui des laboratoires à travers le monde, notamment grâce aux progrès réalisés dans la manipulation des gaz ultrafroids.
L'étude a été publiée dans la revue Physical Review Letters.