Science et industrie main dans la main pour relever les défis de l’agroalimentaire
Sécheresses, érosion de la biodiversité, tensions sur les marchés mondiaux : l’agroalimentaire est aujourd’hui au cœur des vulnérabilités et des défis de la transition socio-écologique. Pour conjuguer sécurité alimentaire, impact environnemental maîtrisé et nouvelles exigences sanitaires, la recherche partenariale portée par le CNRS apparaît comme un maillon essentiel.
De la grande entreprise viticole au vignoble expérimental, de la PME à la start-up de biotechnologies, des laboratoires de recherche privée à ceux du CNRS, tout un écosystème se structure autour de la science comme levier pour réinventer nos pratiques agroalimentaires.
En Côte d'Azur, la collaboration entre Mycophyto et l'Institut d'Innovation et de Partenariats Arômes Parfums Cosmétiques (2IP APC) d'Université Côte d'Azur, menée par Sylvain Antoniotti, directeur de recherche CNRS, est un exemple fort d’innovation.
Dans le domaine de l’agriculture durable, Mycophyto mise sur les champignons mycorhiziens pour régénérer les sols, renforcer la résilience des cultures et réduire l’usage d’intrants chimiques. La start-up développe des biosolutions en associant différents champignons selon le contexte du producteur, pour favoriser la biodiversité microbienne et la séquestration du carbone dans les sols. Ses expérimentations sur des cultures comme la tomate, la fraise, la vigne ou la rose ont montré une meilleure tolérance au stress hydrique et un maintien, voire une amélioration, des rendements.
La collaboration avec l'Institut d'Innovation et de Partenariats Arômes Parfums Cosmétiques (2IP APC) d'Université Côte d'Azur, menée par Sylvain Antoniotti, directeur de recherche CNRS, a joué un rôle déterminant. « Elle nous a permis de bénéficier d’un accès privilégié à des expertises de pointe, à des infrastructures de recherche, ainsi qu’à des ressources expérimentales et analytiques essentielles pour valider scientifiquement notre approche sur la Rose Centifolia de Grasse. La valorisation de ce produit d’exception s’est faite en optimisant sa production grâce aux champignons mycorhiziens. » explique Justine Lipuma, co-fondatrice et présidente de la start-up. Ce partenariat contribue à préserver la filière rose locale et à diffuser des solutions agricoles innovantes. « La réussite de la transition agroécologique et numérique passe par une collaboration active et fluide entre le monde scientifique et les entrepreneurs » conclut Justine Lipuma.