Protéger la biodiversité marine / ECOSEAS
Ecrit par Alexandre Meinesz, enseignant-chercheur émérite à ECOSEAS, un grand connaisseur des fonds marins, ce livre propose une nouvelle approche des atteintes de la vie marine et de nouveaux critères pour hiérarchiser chaque type de pollution en fonction des cibles marine ou humaine.
En prenant pour exemple la Méditerranée, cette analyse conduit à prioriser la lutte contre les atteintes les plus nocives : la surpêche et l’artificialisation du littoral. Elle prône une meilleure défense des espèces et des espaces sous-marins. Si rien n’est fait pour mieux prendre en compte les menaces de pollution en Méditerranée et les conséquences à venir du réchauffement climatique, les effets conjugués des gaz à effets de serre et des introductions d’espèces conduiront à modifier sa biodiversité marine à moyen terme.
L'ouvrage est paru aux éditions Odile Jacob le 25 août 2021.
Réformer la protection de la biodiversité marine #1 -Alexandre Meinesz
RÉSUMÉ de la vidéo :
Le nouveau concept pour appréhender la protection de la biodiversité marine qui est résumé et développé dans son livre tient compte d’un raisonnement de bon sens basé sur 4 principes factuels
1 - La biodiversité la plus exposée à nos atteintes et pollutions est concentrée sur une frise très étroite qui borde le littoral. C’est une oasis convoitée et perturbée par l’Homme ! La vie présente dans l’immensité de la haute mer (le milieu pélagique) et la vie dans les ténèbres sont infiniment moins concernées !
2 - L’absence d’endémisme localisé implique que la disparition d’espèces en mer est rarissime. Ainsi, le message dramatique associant à une pollution constatée des déductions telles que « si cela continue X espèces vont de ce fait disparaître en mer » est faux. A l’inverse, la biodiversité spécifique de la Méditerranée (16740 espèces inventoriées) a augmenté de 1000 espèces introduites depuis quelques décennies avec des conséquences sur la biodiversité originelle encore trop peu connues.
3- Pour hiérarchiser nos dommages sur le milieu marin, il faut avant tout distinguer les atteintes à la biodiversité marine de celles qui nous impactent. Il y a donc deux cibles : l’Homme et la vie marine. Une pollution peut toucher une cible au cœur et l’autre pas du tout.
4 - Pour évaluer l’ampleur des atteintes sur les deux cibles, deux critères doivent être retenus :
-la résilience : le temps nécessaire à la réduction de l’atteinte et au retour à l’état naturel
-l’ampleur géographique de l’atteinte.
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