Nouvelles perspectives pour retrouver la trace des séismes tsunamigènes

Résultat scientifique Terre & Univers

Reconstruire l’histoire des séismes tsunamigènes passés dans une région donnée est primordial pour mieux caractériser les aléas sismiques et tsunamis. En mer, il est cependant difficile de retrouver les traces de ces séismes ayant provoqué la rupture de failles sous-marines. Mais l’imagerie optique des plans de faille sous-marin ouvre de nouvelles perspectives. Dans une étude publiée dans Geochemistry, Geophysics, Geosystem, une équipe internationale de scientifiques, impliquant Frédérique Leclerc, enseignante-chercheuse au laboratoire Géoazur (CNRS/IRD/OCA/UniCA), démontre que la trace de séismes anciens peut être préservée sur les plans de faille sous-marins pendant au moins plusieurs centaines d’années.

Une équipe de scientifiques a exploité les données optiques acquises le long de la faille de Roseau, par le sous-marin Victor 6000, lors de la campagne en mer SUBSAINTES (Escartin, Feuillet, Le Friant, 2017) organisée par la Flotte océanographique française (FOF), ainsi que les carottes sédimentaires que ce sous-marin avait échantillonné au pied de la faille. Ces données avaient permis à l’équipe de cartographier la rupture sous-marine le long de la faille, de quantifier les déformations engendrées par ce séisme en surface, et de ré-évaluer la source du tsunami. Mais en plus des traces laissées par le séisme de 2004 en surface, d’autres traces laissées par des séismes anciens sont visibles sur les plans de failles, et décrites dans l’étude publiée ce mois-ci dans la revue Geochemistry, Geophysics, Geosystems. 

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Frédérique Leclerc
Enseignante-chercheuse à Geoazur