L’Évangile selon Marc conservé sur ADN : quand la recherche azuréenne rencontre le patrimoine
Remis au pape Léon XIV par le Président de la République Emmanuel Macron, un exemplaire unique de l’Évangile selon Marc a été encodé sur ADN synthétique. Une réalisation exceptionnelle à laquelle ont contribué plusieurs équipes de recherche de la Côte d’Azur, notamment de l’Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire - IPMC (CNRS/Inserm/UniCA) et du laboratoire d’Informatique Signaux et Systèmes de Sophia Antipolis - I3S (CNRS/UniCA).
Une réalisation collective au cœur de la recherche azuréenne
Cette réalisation est portée par des équipes de la plateforme UCA GenomiX de l'IPMC, notamment Pascal Barbry, directeur de recherche, Marie Couralet, ingénieure de recherche et Laëtitia Gaigeard, ingénieure technicienne. Le projet a bénéficié de l’expertise et des infrastructures de France Génomique.
Il est soutenu par le PEPR MoleculArXiv, dirigé par Marc Antonini, directeur de recherche CNRS au laboratoire I3S. Les entreprises Eupalia et Imagene ont également contribué au projet.Le texte en grec ancien, fidèle aux manuscrits les plus anciens, accompagné d’une traduction française inédite réalisée par le frère Yves-Marie Lequin, prêtre dominicain du diocèse de Nice, a été converti en données numériques puis stocké sur un fragment d’ADN synthétique. Protégé dans des capsules étanches en verre, elles-mêmes placées dans une coque en inox, ce support est conçu pour permettre la conservation du texte sur plusieurs millénaires.
Une nouvelle manière de conserver l’information
L’ADN synthétique offre une capacité de stockage particulièrement dense et, lorsqu’il est correctement protégé, une grande stabilité dans le temps. Il ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour l’archivage de données sur de très longues périodes.
Pour garantir que l’information puisse être décodée dans le futur, le projet est accompagné d’un vade-mecum permettant la restitution du texte.
Préserver aujourd’hui pour transmettre demain
Au-delà de son caractère symbolique, cette réalisation illustre le potentiel de l’ADN comme support d’archivage à très long terme. Elle montre aussi comment biologie, génomique, traitement de l’information et sciences du numérique peuvent se conjuguer autour d’une même question : comment transmettre une information aux générations futures ?
En associant patrimoine religieux et technologie issue de la recherche contemporaine, ce projet propose une nouvelle façon d’envisager la conservation du patrimoine : à l’échelle moléculaire.

Transcription ADN de MARKOS © MolecularXiv
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