Fluidité intracellulaire et pouvoir infectieux du champignon Candida albicans
Dans un article publié dans la revue Nature Microbiology, des scientifiques, dont Robert Arkowitz, directeur de recherche à l'Institut de Biologie Valrose - iBV (CNRS/Inserm/UniCA), mettent en évidence un mécanisme jusque-là inconnu chez Candida albicans, un champignon opportuniste responsable d’infections graves chez l’homme, en particulier chez les patients immunodéprimés.
Les scientifiques montrent que, lorsque le champignon adopte une forme invasive, l’intérieur de ses cellules devient plus fluide, un phénomène lié à une diminution du nombre de ribosomes. Cette découverte ouvre de nouvelles pistes pour limiter sa capacité infectieuse.
Candida albicans, un champignon pathogène opportuniste sous haute surveillance
Candida albicans est un champignon microscopique naturellement présent chez l’être humain. Il est en général inoffensif, mais peut provoquer des infections parfois graves chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli : on parle alors de champignon pathogène opportuniste. En raison de son importance en santé publique, il figure parmi les agents fongiques jugés prioritaires par l’Organisation mondiale de la Santé.
Une caractéristique clé de ce champignon est sa capacité à changer de forme. Il peut passer d’une forme ovale à une forme allongée filamenteuse, mieux adaptée pour adhérer aux tissus et les envahir, ce qui favorise l’infection.
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Diffusion dans le cytoplasme des sondes micro rhéologiques passives de 40 nm.
© Antonio Serrano & Robert Arkowitz