Comment l’ADN retrouvé dans des adhésifs néolithiques éclaire les pratiques du passé

Résultat scientifique Ecologie & Environnement

Une étude publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences révèle l’utilisation d’adhésifs au cours du Néolithique en Europe pour la fabrication d'outils lithiques, la réparation de récipients en céramique, ou encore comme « chewing-gum ». L'équipe internationale comprenant des chercheurs du laboratoire Culture et Environnements, Préhistoire, Antiquité, Moyen-Age - CEPAM (CNRS/UniCA) ont montré que l’extraction d’ADN humain, animal et végétal retrouvé dans ces adhésifs met en lumière le potentiel des résidus organiques pour l’étude des pratiques techniques, économiques et sociales du passé.

En résumé

  • Au Néolithique, l’écorce de bouleau et la résine de conifère étaient exploitées pour fabriquer de la colle permettant d’emmancher des outils et de réparer des céramiques.
  • De l’ADN humain, animal et végétal a été retrouvé piégé dans ces adhésifs, notamment dans des résidus mastiqués qui portent des empreintes dentaires.
  • Les résultats informent sur les régimes alimentaires, les modalités d’utilisation des objets et la répartition des pratiques genrées au sein des populations du passé.

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Contact

Tabea Koch
Laboratoire Culture et Environnements, Préhistoire, Antiquité, Moyen-Age - CEPAM (CNRS/UniCA)